París, los mundos

Por: David Noria
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París, los mundos
Parque Montsouris,
los primeros días de marzo.
Suben, de la tarde tibia,
las esencias de las nuevas flores.
En las bancas la gente lee o dibuja,
embebida por el sol.
El parque está en silencio
como la felicidad es discreta.
Leí “De la dignidad del hombre”
antes de venir a hallar
esa dignidad reinando en armonía.
“Douceur de vivre” me viene a los labios.
Francia ha logrado, Pico della Mirandola,
–y he de contártelo, tú un arcángel de Europa–
edificar el Jardín
más dulce que conozco, donde
todas las bellezas se entrelazan:
corona de finezas.
La libertad consiste en estar al borde
de tomar la mínima decisión,
atraídos como estamos
por cuanto hay de deslumbrante
en la naturaleza y el pensamiento.
Deliciosos vértigos de lo posible:
bestia, hombre, dios.
Rozo, con las yemas
de mi pensamiento,
cada una de mis potencias.
Pero esta tarde me quedaré en el intelecto
en el esprit
al enunciar la Nueva
de un Renacimiento que es también
–lejos de Italia–
esta ya inminente primavera.
Entre las páginas de mi cuaderno
desfloro todas las bondades
guardando sus pétalos inasibles, yo,
dedicado como estoy
al ministerio inmerecido de estos versos.
París, Miércoles de Ceniza, 5 de marzo de 2025
Paris, les possibles
Parc Montsouris
Au tout début de mars.
Du tiède après-midi ressortent les douces essences
Des nouvelles fleurs.
Sur les bancs les gens lisent ou dessinent,
Imbibés de soleil.
Le parc est silence
Comme le bonheur est discret.
J’ai lu « De la dignité de l’homme » avant de venir ici
Où je trouve soudain
Cette dignité régnant en harmonie.
« Douceur de vivre », me vient aux lèvres.
La France a réussi, Pico della Mirandola,
–Et il faut bien que je te le dise,
Toi un archange de l’Europe–
À bâtir un Jardin,
Le plus doux que je connaisse
Où toutes les beautés s’enlacent :
Couronne des finesses.
La liberté consiste à être au bord
De prendre la moindre décision
Attirés comme nous sommes
Par tout ce qu’il y a d’éblouissant
Dans la nature et la pensée.
Délicieux vertiges des possibles :
Bête, homme, dieu.
J’effleure du bout des doits
De ma pensée
Chacune de mes puissances.
Mais cet après-midi je resterai dans l’esprit
En énonçant cette nouvelle Renaissance,
Qui est aussi –loin d’Italie–,
Ce printemps imminent.
Entre les plis les plus luxueux de mon cahier,
J’effleure toutes les bontés
En gardant leurs pétales invisibles,
Dédié comme je suis
Au ministère non mérité de ce poème
Paris, Mercredi de Cendres, 5 mars 2025
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